PHILOSOPHES, INTELLECTUELS, LA CAUTION D’UNE NOUVELLE BARBARIE

Cet article représente une mise en garde en direction de l’Occident avant qu’il ne soit trop tard
Les philosophes, les intellectuels, n’évoluent-ils pas, insidieusement, vers un nouvel aspect de la barbarie ? C’est l’interrogation majeure à laquelle je me propose de présenter une réponse.
Une population alibi
Lorsque l’on observe le fascisme, ou les idéologies de l’extermination dans une nation, on le fait à une période dans laquelle elles s’étaient déjà installées. On se concentre sur les apparences, sans jamais en comprendre les origines. Ceci a pour résultat au moins trois effets :
– Puisqu’elles ne sont pas comprises, les origines du fascisme se répètent. En Occident, on le remarque, de manière récurrente, les idéologies de l’extrême reviennent.
– On incrimine une population victime d’une idéologie qu’on lui a imposée.
– Toujours, on occulte la responsabilité des vrais coupables. Ensuite, des décennies après, on les glorifie.
La préoccupation essentielle des populations consiste en survivre dans un système politique aliénant et oppressant. Pour le dire simplement, la population réfléchit, d’abord à comment sortir de la misère, à quel sera son lendemain. Rarement, elle élabore des théories délétères envers une autre population. S’il peut y avoir une aversion entre communautés, cela ne constitue pratiquement jamais une étiologie structurelle.
Intellectuels et fascisme
Les faits historiques, pour peu que l’on veuille s’y attarder, montrent que, globalement, ce sont les intellectuels, les intelligents qui élaborent les idéologies des fascismes.
La Première Guerre mondiale n’aurait jamais dû avoir lieu. Elle était précédée par ce qui sera, par la suite, désigné par le terme de, la Belle Époque. Lorsque l’on considère les écrits et les déclarations du début du siècle dernier, on ne pourrait qu’être surpris par leur sournoiserie. L’on préparait les esprits à une destruction totale.
La Seconde Guerre mondiale a été largement produite par un fanatisme philosophique, musical, littéraire. Il servit de base populaire pour la montée des futurs criminels.
En ce moment recommence
Lorsque l’on écoute les émissions de télévision française, spécialement celles de Cnews, on est surpris de voir ressurgir les mêmes thèmes d’un passé délétère. L’on reprendre les thèmes génocidaires. Un intellectuel propose de procéder à des rafles envers des étrangers alors que ses parents, eux-mêmes, ont fait l’objet de rafles de nazis. Les écrits de Michel Onfray, ceux de Michel Houellebecq, convergent vers cette même issue.
Un irresponsable transfert de culpabilité
Parmi les actions délétères des intellectuels, des philosophes et des penseurs de l’Occident, l’une est particulièrement irresponsable. Elle consiste dans le transfert de la culpabilité des horreurs du passé vers une population maghrébine méritante et innocente. Le corollaire en est une falsification de l’histoire au cours de laquelle l’on induit l’idée que ce sont les musulmans les responsables des anciens maux. On absout les coupables des barbaries antérieures.
Résurrection d’un nazisme hitlérien
Le transfert de la barbarie du passé vers une population musulmane vertueuse aboutit à la conséquence suivante. Voyez-vous, les nazis, ce n’étaient pas les Allemands, mais bien les Maghrébins musulmans. À un stade ultime de la tyrannie et de la pensée dirigée, cette contrefaçon de l’histoire se transforme en vérité chez la population.
La déculpabilisation des responsables des crimes historiques fait que ceux-ci se répètent. Puisque, de manière indirecte et inconsciente, on l’a blanchi, le nazisme ressurgit. Les néonazis ne se cachent plus. Ils sont prêts à recommencer.
Point de non-retour
Je peux dire que, en ce moment, en Occident, le point de non-retour a été franchi. Quoi que l’on fasse, quoi que l’on veuille faire, quoi que l’on espère entreprendre, ne changera rien. Les esprits sont suffisamment influencés par des intellectuels et des philosophes qu’ils en deviennent irrécupérables. La conséquence, on la connaît parfaitement. Il suffit de se référer à un passé qui n’est pas si lointain.
Un discours toujours prémonitoire
Le discours de Jaurès à la chambre des députés de l’Assemblée nationale le 7 mars 1895 devrait nous hanter :
Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage. Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir enfin la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre entre les individus, c’est d’abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie, qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille, un régime de concorde sociale et d’unité.
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