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I-PENSÉES AUTOUR DE LA SERVITUDE ET DE LA SOUMISSION

Mise en place globale.

Je vous propose une série d’articles sur les servitudes et les soumissions volontaires. Aujourd’hui, une mise en place globale.

Au temps de l’Antiquité, lorsque l’empire entrait en décadence, l’empereur et ses amis s’enrichissaient en dépouillant le peuple. On aurait pu penser que ce dernier, révolté, envahirait le palais impérial. Il n’en fut rien, au contraire, les citoyens renouvelaient leur soumission à celui-là même qui les méprisait et les usurpait.

Cet exemple illustre de manière exemplaire cette servitude volontaire bien décrite par la Boétie. Rousseau débute son contrat social par cette constatation, l’homme est né libre et partout il est dans les fers.

Servitude, soumission, la question essentielle

Rousseau, propriété privée

Dans sa fiction, l’état de nature, Rousseau survole l’évolution de l’humain depuis ses débuts en tant qu’individu isolé, jusqu’à son organisation en communauté.

Les premiers hommes n’étant pas nombreux vivaient de façon retirée. Selon Rousseau, ils possédaient la pitié. Cette pitié ou compassion est née par l’observation de la souffrance des animaux.

Avec la survenue de la propriété privée par l’usurpation, apparaît la notion de l’autorité d’une personne unique, ensuite sa tyrannie. Une seule personne possède l’ascendant sur les autres. Pour persister dans son pouvoir, il ne peut que diviser les individus en leur inculquant la jalousie, les frustrations, les privations, les divisions, elles-mêmes pourvoyeuses de méchanceté.

Russeau, la question de la liberté

Rousseau, dans ce même ouvrage, voudrait savoir quelle est la différence entre les humains et les animaux. La pensée de ce philosophe est que les animaux, en toutes circonstances, obéissent à leur instinct. Il en conclut que les animaux ne sont jamais libres, contrairement à l’humain qui lui arrive à se défaire de ses instincts.

Rousseau commet une erreur majeure. L’instinct auquel obéissent les animaux est toujours un instinct de liberté. Partant de là, Rousseau aurait dû, avant de proposer son contrat social, commencer par donner aux humains ce sentiment de liberté.

Cette erreur est fondamentale parce que, quel que soit ce que l’on pourrait proposer à l’humain, il finira toujours dans le fer du fait même qu’il ne présente pas un instinct de liberté.

En conclusion de cette première partie,

La quête pour la compréhension des servitudes volontaires chez les humains est une affaire ancienne. Ce qui est inquiétant consiste en ce que les réponses proposées ne font que renforcer l’humain dans la soumission. En effet, quel que soit le système proposé, à un certain moment, il subira une déviation. J’ai abordé dans de multiples articles comment se produit ce dévoiement.

Dans la prochaine publication, je m’interroge sur la nature des soumissions.

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