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UNE SAGESSE DE L’IMAM ALI IBN TALEB

Je vous propose de méditer sur une belle parole de l’imam Ali Ibn Taleb. La dernière strophe très tellement populaire dans le monde arabe musulman qui en a constitué un adage célèbre.

Sois le fils de qui tu voudrais, mais acquiers la courtoisie.

Son mérite t’enrichit plus que ton ascendance.

Ce n’est point d’où il est issu qui l’embellit,

Mais, sa belle parole et son éducation.

Le jeune vertueux n’est pas celui qui déclare, mon père a été,

Mais celui qui prononce, voilà ce que je suis

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Cette belle parole de l’imam Ali signifie que le plus important, pour un jeune accompli, n’est pas de proclamer la grandeur de son ascendance ou bien encore de faire la louange de son origine. Le plus important pour une jeune est ce qu’il est par sa parole courtoise, par sa conduite exemplaire.

Une noble origine ne saurait suppléer une belle manière ou une bonne conduite.

Le jeune vertueux, finalement, n’est pas celui qui dissimile ses lacunes derrière ses origines. Un jeune demande à être apprécié sur sa propre vertu.

L’imam Ali ne rejette nullement la noblesse des ancêtres, cependant, celle-ci se mérite. Un jeune reprend la vertu de ses parents avec sa propre valeur basée sur son éducation, sa courtoisie, sa politesse.

Bien qu’il soit ancien, bien qu’il appartienne au monde arabe musulman, ce texte est universel. Aujourd’hui, plus que jamais, cette sagesse est nécessaire. Beaucoup de personnes se prévalent de leur origine alors qu’elles présentent un comportement funeste.

Ce qui est vrai pour les individus l’est, pareillement, pour les nations. Ainsi, des contrées qui ont eu une glorieuse civilisation persistent à l’évoquer pour justifier un comportement barbare. Elles oublient cette notion essentielle, une nation se mesure par la civilité de ses citoyens. Parce qu’elles ont oublié l’essentiel, parce qu’elles se sont contentées de louanges du passé sans préparer le présent, elles engendrent un peuple de malhonnêteté, d’incivilité, bref, un peuple que l’on rejette.

يُغنيكَ مَحمُودُهُ عَنِ النَسَبِ

فَلَيسَ يُغني الحَسيبُ نِسبَتَهُ

بِلا لِسانٍ لَهُ وَلا أَدَبِ

إِنَّ الفَتى مَن يُقولُ ها أَنا ذا

لَيسَ الفَتى مَن يُقولُ كانَ أَبي

Actuellement, il existe un esprit malsain qui consiste à désavouer tout ce qui est arabe musulman tout en le liant à l’irrationalité ou au terrorisme. Parallèlement, persiste un déni de l’apport de la civilisation musulmane à l’humanité. Dans le meilleur des cas, dans un élan de condescendance, certains reconnaissent à cette civilisation quelques penseurs qui se résument à Avicenne ou bien à Averroès. Paradoxalement, des intellectuels musulmans s’engouffrent dans ces mensonges.
Les musulmans de l’Andalousie jusqu’au XIIIe siècle ne se sont pas contentés de transmettre l’héritage philosophique grec de Platon et Aristote, ils les ont critiqués et améliorés. Le savoir qui en résulta est à l’origine d’un gigantesque essor de la pensée, de la raison et de la science. Au temps présent, celui des dérives, il devient hautement nécessaire de redécouvrir cette pensée ainsi que les grands maitres du soufisme. Probablement, est-ce là que réside le salut.

Mon ouvrage, Ibn Tofeyl, Hay Ibn Yaqdane est en vente sur Amazon. Je vous invite à découvrir le plus grand penseur de tous les temps.

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