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I-HUMEUR, ESPRIT DU TIERS MONDE

1 NUL BESOIN D’UN LONG SÉJOUR POUR CONSTATER QU’UN PAYS APPARTIENT AU TIERS-MONDE

Nul besoin d’un long séjour pour découvrir qu’un pays appartient au tiers-monde. On s’en aperçoit aussitôt que l’on a mis les pieds. Pour un visiteur européen, tout se trouve en flagrant délit avec la raison et l’ordre connu dans son pays d’origine. On retrouve cet esprit de tiers-monde dans la façon de s’habiller des citoyens, dans leur façon de marcher, dans leur occupation de l’espace.

Le plus on évolue dans une nation, le plus on s’aperçoit des différences civilisationnelles avec un pays européen organisé.

L’architecture est douteuse, les rues sont encombrées de sacs de plastique, les poubelles souvent cassées dégagent une odeur gênante.

Les conducteurs empruntent les rues à outrance sans se préoccuper de la gêne qu’ils peuvent provoquer aux autres. Ils font fi des feux rouges, les piétons des passages qui leur sont réservés.

Si on avait la possibilité d’observer ce moment de loin, le terme qui viendrait à l’esprit en premier lieu sera celui de cacophonie.

Les citoyens créent leur propre damnation. Si vous allez dans un laboratoire, vous constaterez que les individus s’agglutinent autour du comptoir pour recevoir leurs résultats. Ceci en dépit du fait qu’ils ont le niveau pour les recevoir dans leur boîte mail.

Comme excuse, les habitants des pays du tiers-monde dénigrent l’Occident. Ils le désignent en tant que responsable de ce qui leur arrive. Des phrases telles que :

– Les Occidentaux ont pris nos richesses,

– Les Occidentaux ont pris nos savants,

sont fréquentes dans le langage courant. On les répète avec un orgueil désabusé.

La vérité est que l’Occident n’y est pour rien dans leur situation. Si, effectivement, lors des colonisations, ils avaient pris des richesses, qu’en est-il de la situation auparavant ?

Qu’en est-il de la situation plusieurs décennies après la fin de cette colonisation ?

En fin de compte, les citoyens entrent dans une profonde résignation. Ils gémissent en proclamant à celui qui voudrait bien les entendre, les choses sont ainsi faites, on ne peut rien changer. À ce stade de non-retour, la condition de nation du tiers-monde devient la seule évidence dans les esprits.

NB : Mes propos sont globaux. Ils ne concernent aucun pays en particulier.

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