Aller à ma boutique

TEXTE VIII, SERVITUDE EN DÉMOCRATIE

Il y aurait énormément à dire sur les servitudes et les soumissions dans les systèmes politiques. Si, effectivement, dans les systèmes de la dictature, les choses sont évidentes et claires, concernant la démocratie, elles sont beaucoup plus insidieuses. Ici, la servilité se drape de slogans d’égalité, de fraternité, de justice, de droits de l’homme. Il est difficile pour ceux qui vivent dans un système de démocratie d’apercevoir la servitude qui se généralise.

Ne vous laissez plus aveugler par une élite intellectuelle dominante. Lisez mes essais en vente chez Amazon. Une lucidité dans l’obscurité.

La servitude commence déjà par la notion d’État

l’État représente quelque chose d’indéfini qui se situe au-dessus de toute analyse critique. L’État ce n’est pas le gouvernement, c’est plus que cela. C’est une notion vague, flou que l’on accepte volontairement. Commence déjà la servitude à cette institution. À partir de là on parle de secret d’État, de raison d’État. Ce qui signifie que l’individu s’efface devant cette notion. Ici, nous atteignons la soumission suprême.

L’appartenance à une nation

Lorsqu’une personne se dit française, marocaine, suédoise, elle est dans une soumission inconsciente. D’emblée, elle accepte de restreindre ses horizons géographiques, culturels, sociaux à un unique pays. Cette restriction s’accompagne de la loyauté que l’on se doit d’accorder à sa nation. Cette loyauté, cette fidélité, repose exclusivement sur la soumission. Mais, une soumission qui peut aller jusqu’à sacrifier sa vie. Faut-il le rappeler, ceux qui meurent dans les guerres pour la nation, ce ne sont jamais les enfants des riches ou de l’élite. Ensuite, on se satisfait d’une médaille posthume.

Appartenance à un groupe de pensées

Ici, comme pour les autres exemples, lorsque l’on adhère à une pensée idéologique ou politique, on entre précisément encore une fois, une fois de plus, dans quelques obéissances. L’individu est soumis à une pensée unique.

Exemple, sur le plateau de télévision, l’on voit des jeunes, en chemisette, bien rasés, cheveux courts, discourir sur les vertus de l’économie de marché et de libre-échange.

À aucun moment, il ne leur vient à l’esprit qu’ils ne représentent que des dociles marionnettes d’un système qui les manipule pour subsister.

Croyance en la démocratie

La croyance en la démocratie, paradoxalement, représente la pire des servitudes. L’on finit par croire à ce système, en rendant l’homme secondaire. Cette croyance se transforme, après des temps de latence, en une certitude que tout est acquis. Les citoyens finissent par être persuadés que cette démocratie est pérenne. Ils baissent les bras, ils cessent d’être vigilants. Lorsqu’ils se rendent compte que la démocratie est dévoyée, ils sont impuissants.

Voici comment je débute mon dernier essai, 32 libelles, disponible sur Amazon.

« Dans les démocraties occidentales, des citoyens élisent des individus qui les méprisent. Une fois élus, ces individus utilisent la puissance de leur nouvelle position contre ceux qui les ont choisis. Ensuite, les citoyens entrent dans la résignation. Dans les meilleurs des cas, ils envahissent les rues pour exhiber leur propre impuissance. Toujours dociles et convaincus de bien agir, ils retournent aux urnes pour renouveler leur soumission à un système qui les asservit. »

Cette phrase représente la triste conclusion à laquelle j’arrive après plusieurs décennies d’observation de la démocratie occidentale.

#Rousseau #laBoétie #servitude #soumission #ServitudeVolontaire #SontratSocial #démocratie #abdesselambougedrawi #AbdesselamEnFranssais #culture #Écrivain #Maroc #Proces #safi #URSS #Staline