JE SUIS LIBÉRAL, DONC JE SUIS

Productivité, compétitivité, des antihumanismes
La productivité, la compétitivité, sont des termes que l’on rencontre quotidiennement. Que ce soit à travers des podcasts, des émissions TV, quelques articles, elles sont les mots-clés, les mots magiques d’un système libéral économique dans les pays de démocratie et d’expression de liberté.
Il est fréquent que l’on voie à la télévision quelque jeunes personnes, rasées de près, les cheveux courts, en chemises retroussées, disserter pendant des moments interminables sur les bienfaits, ainsi que sur les vertus, de ces termes sur le bonheur général.
Productivité, compétitivité, voici les doux mots qui remplacent cette ancienne et caduque éloquence tellement romantique. Nul besoin de preuves, il suffit de les prononcer, tout s’efface, l’auditoire se tient coi, dans un mutisme de vénération.
Qu’en est-il en réalité ?
Productivité, compétitivité, constituent les mots magiques d’un système omniprésent, transcendant, sacralisé. Ce système, libéralisme économique démocratique, revêt l’ensemble des aspects du droit divin. Je suis libéral, donc je suis. Telle pourrait être une formulation lapidaire.
Nul besoin d’expliquer quoi que ce soit, nul besoin de personnifier cette chose sublime. Le faire, la remettre en question, représentent un sacrilège. Je suis libéral, donc je suis. Sauf que, je suis quoi ? Cette simple interrogation, représente le pire qui peut exister, le blasphème.
Un système béatifié
Le système libéral économique démocratique se voit ainsi sublimé. Porté par la transcendance, il se trouve élevé à la hauteur des divinités. L’ensemble des efforts d’une nation, de ses sacrifices, de ses labeurs n’a pour but que le maintien de cette chose désincarnée, si immatérielle, cet être suprême que l’on ne désigne que par ses qualités, productivité, compétitivité.
Des humains marginalisés
À bien réfléchir, le système libéral, par l’intermédiaire de ses vertus sacrées, ressemble par bien des aspects à un système totalitaire théocratique que l’on connaissait auparavant. Les dépositaires de cette entité de droit divin disposent du destin de ce que l’on continue d’appeler avec condescendance, les simples citoyens.
Les chefs d’entreprise, les patrons, les jeunes libéraux, voici l’ordre ecclésiastique nouveau. Les autres, les malheureux, les ouvriers, les fonctionnaires, les non avertis, les laborieux, comptent pour des prunes pour le dire vulgairement. C’est ce que l’on appelle, l’antihumanisme.
Quant à ceux qui voudraient la justice sociale pour les pauvres malheureux individus qui constituent les parias de la nation, ce ne seront toujours que les judas.
LIMITES DU LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE

Après une phase de gêne, s’ensuit une phase de pauvreté. Si rien n’est fait l’évolution se fera inévitablement vers la paupérisation
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