EN RÉPONSE À UN JEU DE MOTS INDÉCENT, TEL QUEL, MAROC HEBDO POURQUOI FAIRE ?

Je m’interroge sur l’utilité de Maroc Hebdo et TelQuel, deux magazines marocains. Ces publications n’arrivent pas à quitter le fardeau de Ahmed Réda Benchemsi un des fondateurs d’une nouvelle une presse marocaine d’expression française. Une presse qui ne représente qu’une caisse de résonance de ce qui se dit en France. Le défaut en bonus.
Ce qui me fait réagir est un jeu de mots indécent de la part de Maroc Hebdo, Orage et désespoir, dans les circonstances des inondations de ma ville natale Safi. Les lecteurs habituels de ce magazine auront reconnu l’allusion à Corneille. En continuant dans l’indécence, je dirais, il s’agit là d’une goutte d’eau qui fait déverser le vase.
Que ce soit Maroc Hebdo, que ce soit TelQuel, ils présentent grossièrement les mêmes désavantages.
Défauts portant sur la forme
Généralement, en dehors de quelques fautes d’utilisation du subjonctif, la syntaxe n’est pas mauvaise.
Galimatias
Par contre, il existe un charabia insupportable. Tout se passe comme si le journaliste croit qu’il suffit d’agencer des mots clés savants pour en constituer un tout convenable. Le résultat final est un jargon indigeste. Ce cafouillage littéraire est le pendant du mauvais accent de la langue parlée.
Des sous-titres immatures
Les articles, puisqu’il faut les appeler ainsi, sont entrecoupés par des sous-titres déplaisants, tels que, en route pour le succès.
Dans mon texte, j’ai repris, intentionnellement, ce genre de forme.
Phrases stéréotypées
En parlant d’une jeune femme qui a réussi, il est fréquent que l’on retrouve ce genre de phraséologie :
« Amina, 22 ans, son diplôme fraîchement dans la valise, prit le train pour aller conquérir la capitale… »
Concernant la profondeur
Je ne vois pas l’intérêt de déranger ce mot concernant ces deux magazines. Il n’y en a aucune. Incapables de procéder à une analyse sérieuse, nos magazines ne font que réfléchir sur les apparences. Ce défaut est présent dans la majorité de la production intellectuelle française. Je le dénonce à travers mes essais et mes articles.
Une presse d’huissiers
Une partie des articles ne représente que la constatation de ce qui se passe. Les journalistes n’ont d’autres talents que celui de décrire des faits superficiellement sans aller au-delà de la forme et de l’aspect visible. Ceci constitue le défaut atavique des journaux français.
Absence totale de réaction
Alors qu’une presse française s’attaque aux Maghrébins d’une manière outrancière, les journalistes de TelQuel et de Maroc Hebdo demeurent sidérés. Cette absence de réaction constitue, à mes yeux, un crash test des possibilités intellectuelles d’élaborer des réflexes adaptés aux agressions.
Absence de l’abord de grands thèmes
Rarement, on voit chez ces journalistes une vraie contre-analyse dans laquelle ils reprennent les questions majeures contemporaines. À ma connaissance, aucune réponse à la thèse de Samuel Huntington sur le choc des civilisations. Pareillement pour le Wokisme ou encore pour la théorie de la fin de l’histoire de Francis Fukuyama.
À titre d’information, à travers mes essais en tant qu’auteur indépendant, j’ai répondu à Samuel Huntington, à Francis Fukuyama, à Michel Onfray.
Recherche permanente de la reconnaissance
Il existe un phénomène que j’abhorre, celui de la recherche de la légitimation à travers les déclarations de personnalités françaises. Tout se passe comme si le journaliste se croit encore sous l’occupation. Ici, tutelle intellectuelle. Malheureusement, ce comportement d’amoindrissement de soi se généralise à d’autres médias en ligne.
Par ailleurs
Il y a généralement éloge de personnalités médiatisées. On expose profil gauche de Leila Slimani ; le bonnet bleu de tel influenceur. L’essentiel, ceux qui font le vrai Maroc, les ouvrières de Safi, bénéficient principalement de l’honneur de l’invisibilité.
Conclusion
Que ce soit Maroc Hebdo, que ce soit TelQuel, ils sont arrivés au point de non-retour. Quoi que je puisse dire, quoi que je dise, cela n’aboutirait à rien. Généralement, ceci s’explique par une vanité démesurée ; par une incompétence ; par un état d’entêtement. Bref, l’esprit de Ahmed Réda Benchemsi.
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- SAFI N’EST PAS UNE VILLE SINISTRÉE. NI HIER, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN. C’EST UNE VILLE DEBOUT
- DÉPRESSION SAISONNIÈRE AU MAROC, PRENDRE GARDE AU SENS DES MOTS
