Français authentique, ce que j’entends par ce terme
En ce moment, sans que l’on s’en aperçoive, la France fabrique une génération d’apatrides. Entendons-nous bien, il n’est pas question d’étrangers, il n’est pas question d’émigrés, il n’est nullement question, encore, de français demeurant à l’extérieur de leur nation. Il s’agit de français vivant et évoluant en France. Cependant, de la France, ils ne possèdent qu’un passeport et une carte d’identité, ainsi qu’une localisation géographique.
Mircea Cartarescu, écrivain, affirme : « La démocratie est aujourd’hui sapée non par un quelconque “Etat voyou” sur l’“axe du mal”, mais par les États-Unis eux-mêmes »
L’Union européenne s’enfonce, insidieusement, dans une crise sociologique, culturelle, économique irréversible. Ce qui est préoccupant ne consiste pas en la crise elle-même, mais en son déni. Aveuglés par leur passé colonialiste, par leur domination ancienne du monde, les Européens n’imaginent pas un seul instant que leur suprématie puisse être remise en question. Comme auparavant, dans les esprits, il suffit de le désirer, pour l’obtenir.
L’ensemble des actions entreprises n’est pas dirigé vers l’enrayement de la crise, mais, inversement, s’oriente vers le dénigrement systématique des populations anciennement dominées, ou vers celles colonisées, ou bien encore, vers ceux que l’on considère en tant que rivaux traditionnels. Le cas de la guerre contre la Russie est exemplaire.
L’émergence d’un Donald Trump triomphant, ses attaques économiques contre l’Europe unie, précipite, brutalement, l’Union vers les incertitudes. Ici, les réactions demeurent les mêmes qu’auparavant, des gesticulations, des incantations, des invectives envers les Américains.
Une Europe abasourdie
Même si quelques esprits clairvoyants lancent le signal d’alarme concernant la condition européenne, ils sont inaudibles. La raison incombe à une situation créée de manière factice par les intellectuels, les féministes, la Cancel culture, la transfiguration de l’humain, ainsi que par les obsessions de certains penseurs. Dans le but de comprendre cette situation, je vous invite à vous procurer mes ouvrages suivants :
– le Sycrobsper el les intellectuels. Le Sycrobsper signifie, syndrome de croyance obsessionnelle persistante. Certains intellectuels en sont contaminés.
– Transfiguration de l’humain en Occident, la naissance de la monade. Dans cet essai, je décris l’émergence d’un humain nouveau présentant les caractéristiques suivantes. Il est cynique, mais ici le cynisme est perçu en tant que vertueux. Il n’a besoin de rien d’autre que de lui-même. Un troisième attribut, il est borné, refusant d’admettre l’évidence.
– La fabrique du choc des civilisations et des opinions. Je décris de façon, didactique, claire et complète, comment on a pu fabriquer un choc de civilisation que l’on attend encore. Cependant, mon analyse englobe d’autres types de manipulation de l’opinion.
Malheureusement, l’atmosphère délétère engendrée par une intelligentzia aussi incompétente qu’arrogante empêche l’émergence des esprits lucides.
Je vous invite, pour comprendre cette condition européenne funeste, de prendre connaissance de mes essais cités plus haut, ou bien d’autres.
Une Union européenne isolée
En conséquence des comportements irresponsables de partis politiques, de philosophes, de penseurs, généralement des intellectuels, l’Union européenne s’isole complètement de son entourage. Mais, pareillement, de ses partenaires et amis de tradition. En effet, en réponse aux gesticulations, aux invectives, aux dénigrements, beaucoup de pays se détournent de l’union. Économiquement, ceci est suicidaire.
À ses débuts, après la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne balbutiante n’envisageait à aucun moment un éventuel changement du monde. À l’époque, le monde était bipolaire avec d’une part ce qu’on nommait, le monde libre, constitué par les USA et des pays européens, face à lui l’ancienne URSS et ses pays satellites. Cette opposition était tellement forte que Churchill avait évoqué le rideau de fer.
Actuellement, le monde a largement transmuté. Les divisions entre les nations, pour l’essentiel, ne sont plus de l’ordre idéologique, mais bien de celui économique.
Que ce soient les Américains capitalistes, ou que ce soit l’Inde traditionnelle, ou encore la Chine et la Russie socialistes, ce qui prime demeure le pragmatisme économique. Il est le seul à permettre de nourrir les humains. Certainement pas l’idéologie. Cela était possible il y a 30 ans, ce ne l’est plus actuellement.
Les pays de l’Union ne sont jamais sortis d’une idéologie ancienne. Ils sont dans le déni de la puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Corée et de la Russie. Ils sont encore dans le déni de l’importance économique de l’Afrique et du Maghreb.
Lorsque l’on écoute les discours d’une grande partie des intellectuels et des hommes politiques français, on se rend compte qu’ils continuent de considérer les Maghrébins comme des moitiés d’êtres humains. L’idée même qu’ils puissent évoluer pour représenter une menace économique pour eux constitue un affront à leur intelligence. Non seulement les pays de l’Afrique évoluent, mais ils forment un formidable marché en pleine ébullition. Un marché dans lequel les pays de l’Union européenne risquent de ne pas être présents.
En lisant les écrits de quelques intellectuels, ou en parcourant quelques sites, j’observe une grande confusion entre mémoire collective, histoire collective et conscience collective. Malgré leur apparente ressemblance, ils constituent des concepts fondamentalement différents.
L’élément fondateur d’une mémoire collective est qu’elle ne saurait être que spontanée. Dans l’éventualité contraire, elle pourrait résulter d’une construction artificielle en rapport avec des raisons idéologiques, politiques, ou philosophiques.
Le titre est le suivant : Francis Fukuyama : À court terme, le monde devient de plus en plus civilisationnel.
L’article se poursuit avec ce paragraphe :
Pour le chercheur à l’université Stanford et père de la « fin de l’histoire », Donald Trump a fait basculer les États-Unis dans le camp de la Russie. Malheureusement, nous sommes dans une situation où les choses doivent empirer avant de pouvoir s’améliorer », avertit-il…
Note : le best-seller de Francis Fukuyama est intitulé, la fin de l’histoire et le dernier homme.